Beauté et allégorie

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Les plâtres originaux des principaux monuments - funéraires pour la plupart -, où domine une figure féminine à interprétation allégorique, ont été regroupés dans cette pièce de la villa dont la noble façade, agrémentée de larges ouvertures, donne sur le village de Ligornetto. Vincenzo Vela reprend ici la tradition séculaire de l'expression, tout en l'adaptant aux caractères particuliers et incomparables de son langage plastique. Et si l'auteur se laisse souvent aller à des effets picturaux persuasifs, surtout dans le modelé des chevelures, il n'en oublie pas moins d'exprimer, les sentiments et les idéaux, d'une manière subjective.

Vincenzo Vela
L’Italie reconnaissante à la France
1861-62 / plâtre
Vincenzo Vela, L’Italie reconnaissante à la France, 1861-62 / plâtre

Une initiative privée est à l'origine de la commande de la statue passée par les dames patriotes de Milan dans l'intention d'en faire don à l'Impératrice des Français, Eugénie, épouse de Napoléon III. En effet, la France du Second Empire soutint de manière décisive les revendications nationales italiennes et l'œuvre de Vela est une allusion suggestive et ambiguë au rapport existant entre les deux nations. La nudité partielle de l'Italie révèlerait même, sous forme de subtile polémique, une émancipation de la péninsule incomplète et inachevée envers l'étranger.
Marbre, 1862, Compiègne, Château de Compiègne

Vincenzo Vela
L’Harmonie. Monument à Gaetano Donizetti
1855 / plâtre
Vincenzo Vela, L’Harmonie. Monument à Gaetano Donizetti, 1855 / plâtre

Partie supérieure et partie centrale du monument funéraire du musicien (1797-1848) commandé au sculpteur par la famille Donizetti. Vela choisit l'interprétation allégorique  pour ce monument: la figure d'une frêle jeune femme couronnée d'étoiles, penchée sur sa lyre dans une attitude mélancolique et pleurant la perte du grand compositeur.
Marbre, 1855, Bergame, Santa Maria Maggiore

Vincenzo Vela
Les sept notes
1855 / plâtre
Vincenzo Vela, Les sept notes, 1855 / plâtre

Le sculpteur fait ici un choix curieux pour la scène du relief du monument à Donizetti. Il personnifie les sept notes par des chérubins qu'il immortalise tour à tour en pleurs, fâchés ou déçus d'avoir été abandonnés par le grand compositeur. Il adapte, d'une manière originale, l'iconographie des chérubins musiciens dont l'origine remonte à la Renaissance, leur conférant une grande vitalité expressive.
Marbre, 1855, Bergame, Santa Maria Maggiore

0415-1 scienza dolente
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